Genre(s): Auteur(s): , Epoque:
Edition: Fleuve Noir Dépot légal: 2ème trimestre 1972 Imprimeur: Imprimerie Bussière, Saint Amand
La note du collectionneur

Fleuve noir Spécial Police n°965Appelez -moi Chérie back
Dessinateur 1er plat : Carlo Bren

On peut tout exiger d’un boeuf… Sauf qu’il remplace un taureau. Fût-ce au pied levé!
Par contre, on peut demander à un taureau de mon espèce de se comporter comme une vache! À preuve…
Ah! Y a de quoi ruminer, je vous jure! J’sais pas si vous avez envie, ou non, de lire ce livre. Moi, à votre place, j’hésiterais pas. P’t’être parce que je sais ce qu’il y a dedans.
En tout cas, si vous souhaitez voir un San-Antonio partir à la recherche du plus gros diamant du monde avec une canne blanche, ratez pas cette occase, mes fils!
Vous comprendrez alors pourquoi j’ai intitulé ce machin APPELEZ-MOI CHÉRIE! Chérie, parfaitement, avec un « e » muet!
Heureusement que l’auteur, lui, ne l’est pas!

Chef d’oeuvre
« Appelez-Moi Chérie ! » a tout du chef d’oeuvre san-antonien. D’abord, l’humour y est souvent poussé au paroxysme (jugez de la situation : San-Antonio obligé de se travestir en femme à un moment donné, et, surtout, le pauvre Bérurier qui, après avoir consommé trop d’aphrodisiaques, se retrouve avec une gaule capable de servir de perche à un championnat du monde d’athlétisme). Ensuite, le San-Antonio, assisté de Béru, voyage pas mal, entre l’Allemagne (RFA) et un pays d’Afrique noire fictif, le Tathmaziz, afin de retrouver un diamant de deux tonnes (!!). Et, surtout, il arrive de gröss malheur à notre San-A d’amour, il devient aveugle (momentanément, mais ça dure pendant une bonne partie du book) suite à un attentat perpétré en partie contre lui.
Si avec ça (suspense, rebondissements, humour, péripéties), on ne tient pas un des meilleurs crus de la série imaginée par F. Dard, je veux bien manger le dernier tiroir de ma commode (celui des sous-vêtements) !
Non, arrêtez, j’ai pas faim !
Critique par Bookivore, le 11 octobre 2009

Avertissement au lecteur : la suite de cette chronique risque de heurter la sensibilité de nos jeunes lecteurs et surtout celle des coincés du bulbe trop à cheval sur la langue française !
Un diamant de deux tonnes à été trouvé en Tathmaziz ! Deux tonnes !!!! Et notre San-Antonio est chargé de l’escorter jusqu’en France. Mais un étrange orage éclate durant le transfert jusqu’à l’aéroport et la violence des « éclairs » – qui bien sûr n’en sont pas – rend fous ou tue les coéquipiers de San-A et le rend aveugle. C’est un Béru au summum de sa splendeur qui prend l’enquête en main et profite du handicap de son supérieur pour se prendre pour un commissaire et faire faire n’importe quoi à San-A (lui décrire une beauté africaine que notre beau commissaire s’empresse de culbuter afin de vérifier qu’il n’y a que ses yeux qui sont atteint). Mais bien mal lui en prend car lui même va se retrouver handicapé : à force de grignoter des noix aux vertus aphrodisiaques ne poussant qu’en Tathmaziz, il se trimballe un tricotin d’âne que rien ne peut faire passer, il « arrange » tout ce qui est féminin et commence même a regarder bizarrement son ami et collègue.
La lecture de ce roman n’est pas pour les protecteurs de la langue française car la pauvre, dans la bouche de Béru, en prend un sacré coup. Lire Béru est un exercice ardu qui n’est pas permis au premier venu qui n’a pas sur lui son dictionnaire Français/Bérurier. L’orthographe est violentée un mot sur trois, la grammaire royalement ignorée à toutes les phrases, un mot est dit à la place d’un autre qui a une sonorité similaire ou un sens argotique synonyme. Enfin bref, il faut parler presque couramment le Bérurien pour lire ce roman ! Mais aussi il ne faut pas se choquer pour une petite allusion à connotation sexuelle, car San-Antonio ne fait pas d’allusion : il appelle une chatte une chatte et avec un Bérurier en permanence affichant midi pile c’est plus d’une qui va connaitre le bonheur entre ses bras.
L’enquête ? Ah oui il y a une enquête, il est vrai ! C’est une aiguille dans une botte de foin car ce n’est pas parce que le caillou pèse deux tonnes qu’il va être simple a retrouver, surtout avec un San-A qui a pour regard celui du Mastard ! Cette enquête va les ramener en France puis en Allemagne ou enfin l’un et l’autre vont guérir de leurs handicaps respectifs. Mais la logique d’âne batté de Béru et le flair de limier de San-Antonio vont bien sûr leur faire retrouver le diam’s mais pas sans péripétie, coup de poing dans la mâchoire (qui a son importance) et poison dans la chope de bière !
Critique écrite par Arsenik_ le 26/12/2005

Une critique très positive de ce roman a aussi été écrite par Igor B. Maslowski dans Mystère Magazine n°296.

Curiosité : L’illustration du 1er plat ne comporte pas la signature de Carlo Bren.

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