Genre(s): Auteur(s): Epoque:
Edition: Fleuve Noir Dépot légal: février 1986 Imprimeur: Imprimerie Bussière, Saint Amand
La note du collectionneur

Collection SA n°124Après vous s'il en reste, Monsieur le Président back
Illustrateur 1er plat : Photo PIX – Aufroy

Sous-titre : Roman à injection

Citation :
« – Oui, dit-elle lentement en anglais
avec un fort accent germanique »
William BOYD
(Comme neige au soleil)

Dédicace : Pour Antoine de CAUNES
qui est digne de ses parents.
Avec tendresse.
San-A.

Gentil lecteur bien-aimé, en lisant ce puissant ouvrage de politique-fiction (ou de politique-affliction), n’oublie pas que si je puise certains de mes héros dans la vie courante, je les entraîne par contre dans des délirades qui n’appartiennent qu’à moi. En somme, je les prends en charge et leur offre une croisière dans mon imaginaire.
Tous frais payés. Ils en ont de la chance !

San Antonio au secours de Mitterrand
San Antonio, avec 40° de fièvre et une angine carabinée, est contacté par le Président de la République en personne, qui se déplace à son domicile pour lui confier une mission délicate : il subit depuis peu des défaillances peu communes, des pertes graves et sèches de mémoire. Selon « l’Empereur », « l’Auguste », ou « l’Illustre », selon les expressions employées, cela ne serait pas dû à l’âge ou à quelque dégénérescence, mais à une force extérieure qui s’emploie à son déclin.
Notre aussi sémillant que grivois détective se rend à l’Elysée pour inspecter les lieux. Son affection du moment lui fait expectorer des excréments indésirables aux endroits les moins désirables, suspecte la chambre à coucher, où il est lui-même atteint d’un trouble similaire à ceux du Président.
Son enquête l’entraîne auprès d’une Indienne, Iria Jailarépur (toujours pittoresques, les noms de personnages chez San Antonio), qui arrive, après force efforts, à contrôler la volonté de ses victimes. Lady Diana en est également victime à Gibraltar par des atouchements sur un dignitaire de l’armée britannique, la description de la sc!ne valant le détour.
L’Indienne essaie de l’entourlouper en lui disant que c’est pour aider le Président qui s’éloigne de plus en plus de ses promesses de campagne. On peut y voir une critique perfide de la politique mitterrandienne. Le nom du Président n’est jamais cité, mais les descriptions, aussi ironiques que drôles, laissent peu part au doute.
San Antonio, comme souvent, arrive à ses fins, après un détournement d’avion, une escale forcée au Caire puis à Gibraltar, et une rencontre torride – comment pouvait-il en être autrement – avec une Andalouse à Gibraltar.
Entre temps, on retrouve notre Bérurier Ministre de l’Intérieur. Qui l’eût cru ? Et Félicie se montre d’autant plus mère poule que San Antonio est fébrile. On apprend au début du roman qu’elle est sympathisante de Jacques Chaban-Delmas, et qu’elle abhore Chirac pour l’avoir trahi, ainsi que Giscard.
Encore une fois, ce roman nous fait part de beaucoup de descriptions rocambolesques, sur son état de santé, sur le physique de Mitterrand, qu’il compare un moment à Tino Rossi à la fin de sa vie, à celui des différents personnages et évidemment à ses saillies et à son charme sur ces Dames : il faut tenir sa réputation de 007 aussi franchouillard qu’irrésistible par son attrait et son humour.
Un bon San Antonio, une bonne verve. Evidemment, il faut aimer l’humour assez grivois. Ici, il y a un peu de scato.
Critique par Veneziano, le 16 avril 2006

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