Genre(s): Auteur(s): Epoque:
Edition: Fleuve Noir Dépot légal: 2ème trimestre 1977 Imprimeur: Imprimerie Bussière, Saint Amand
La note du collectionneur

Collection S.A. n°69 (n°93 par chronologie)Chérie, passe-moi tes microbes! back
Illustrateur 1er plat : Photo AREPI

Tu ne m’ôteras pas de l’idée que si nous n’avions pas aperçu M. Félix, menottes aux poignets, un après-midi, à la Porte Saint-Martin, rien de tout cela ne serait arrivé. Qu’en tout cas, ça se serait passé autrement. Et que nous a-t-il dit, M. Félix ? Ceci : « Oui, messieurs, je montre mon sexe dans les couloirs du Métropolitain, c’est vrai. Je ne suis pas particulièrement sadique, enfin pas davantage que n’importe qui ; mais si j’agis de la sorte, c’est pour créer de l’émotion. En exhibant ma b… je l’exprime ; j’accomplis bon gré mal gré un acte littéraire. » Complètement azimuté M. Félix ! Remarque, en réfléchissant bien : même s’il s’était pas fait poirer à montrer Coquette dans le métro, tout ça serait arrivé quand même.

Beau bordel
Publié en 1977, ce roman de la série San-Antonio est complètement barré. Son intrigue à tiroirs est vraiment amusante et tarabiscotée. Jugez plutôt : un savant a trouvé le moyen de concevoir un rayon laser capable d’annihiler toute mémoire à celui qui en devient la cible.
San-Antonio va surtout enquêter sur les circonstances totalement étranges de la mort d’un quidam. Cet homme, Aldebert Mudas (aah, ces noms san-antoniens !) s’est suicidé par balle devant la fenêtre du bureau du commissaire, après l’avoir appelé pour l’enjoigner à regarder par ladite fenêtre. Oui, cet homme voulait que San-Antonio assiste à son suicide. Pour quelle raison, San-Antonio va tout faire pour le savoir.
Si on rajoute à cela une sombre histoire de famille (la femme du suicidé n’est autre que la fille du savant dont j’ai parlé au début), inutile de le dire, ce roman, ma foi très réussi (mais pas le meilleur) est un vrai bric-à-brac, dans lequel on retrouve Marie-Marie (totalement amoureuse du commissaire, et mêlée indirectement à tout ça), Pinaud, Bérurier (qui sera victime de ce fameux rayon, et ne reconnaîtra plus sa Berthe), Matthias, et Félix, l’homme au chibre plus imposant que celui de Béru, impliqué dans une affaire d’exhibitionnisme sexuel dans le métro. Comme l’accroche du roman le dit, ‘si nous n’avions pas aperçu Félix […] rien de tout ça ne serait arrivé. […] tout ça serait arrivé quand même’.
Pour amateurs de San-Antonio, ce tome 93 (de la nouvelle édition) vaut son pesant de cacahuettes. Si vous n’êtes pas fan, passez votre chemin !
Critique par Bookivore, le 25 septembre 2008

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