Le boulevard des allongés

Genre(s) :

Auteur(s) : ,

Epoque(s) :

Edition : La Pensée Moderne

Dépot légal : 1952

Imprimeur : Imprimerie Normande du Progrès, Dives-sur-Mer

Partager :

Le boulevard des allongés backC’est le n° 1 des Confessions de l’Ange Noir.
Il y aura en tout 4 volumes, tous publiés aux éditions de la Pensée Moderne, malgré le fait que ce n’était pas du tout dans le style de cette maison d’édition qui n’en produisit plus jamais après.
Dessinateur 1er plat : Jef de Wulf

Dédicace : A la mémoire de Dillinger, qui en a fait bien d’autres!
L’Ange Noir

Depuis deux ans l’Ange Noir sème la mort dans Chicago, et les poulets ne rêvent que d’une chose : l’épingler.
Aussi, lorsque ce jour arrive, ils bichent comme des poux. L’Ange en prison, c’est le bonheur… sauf pour lui ! Heureusement, grâce à Sissy, sa régulière, une fille qui n’a pas froid aux yeux, il réussit à se faire la belle.
Mais tout n’est pas gagné, car l’Ange doit échapper à la fois aux flics et à une bande de truands. Et ça flingue tous azimuts…
Prière de ne pas oublier son gilet pare-balles avant d’aborder cette hécatombe.


Du San-Antonio avant San-Antonio

A Chicago, un gangster surnommé « L’Ange Noir » roule dans une voiture en compagnie de sa petite amie quand il s’aperçoit qu’il est filé par un autre malfrat. Il a vite fait de lui faire avouer pour qui il travaille. Il s’agirait d’un certain Little Joly, un vieux receleur homosexuel qu’il connaît bien. Mais quand l’Ange Noir arrive au domicile de Joly, il ne découvre que son cadavre. Et pour ne rien arranger, la police lui tombe dessus, l’arrête et le met en prison pour assassinat… Ainsi débute une aventure policière assez échevelée qui verra se succéder évasion, course poursuite, acrobaties, complicités surprenantes sans parler de toutes sortes de coups tordus et de rebondissements divers et variés…
« Le boulevard des allongés » est un texte écrit au moment du démarrage de la série San-Antonio où Frédéric Dard déployait tout son art pour écrire dans le but basique de nourrir sa famille récemment installée aux Mureaux. Dans la lignée des Boudard, Alain Dreux Gallou ou Audiard. C’est à dire avec un style truculent, frondeur, rempli d’argot, de tournures drolatiques et d’images amusantes. Comme il le dira lui-même plus tard lors des rééditions : « Du temps que je la pilais, histoire de me dépanner l’estom’, j’avais pondu cette prose surchoix. Un vrai nectar ! Du San-Antonio d’avant San-Antonio, en somme. Tu vas voir, tout y était déjà : la trouduculence, la connerie, le m’enfoutisme, et même le reste. Surtout le reste ! » A ceci près que l’Ange Noir est un très très méchant truand et pas un commissaire de police de choc et qu’il sème autant de cadavres sur sa route que le petit Poucet de cailloux sur son chemin. Là encore, Dard se montrait précurseur. Il avait déjà dépassé le simple roman noir à l’américaine (enfin dans un dérivé du genre) pour jeter les premières bases de ce qu’on appellerait plus tard thriller. Et avec un tel panache et une telle gouaille que cette histoire de truand flingueur n’a pas pris une seule ride et se lit encore aujourd’hui avec grand plaisir.
Critique écrite par CC.RIDER, le 16 novembre 2013.

On trouvera aussi une critique de ce roman écrite par Igor B. Maslowski dans Mystère Magazine n°60 de janvier 1953.

Curiosités: 1 /Le propriétaire des Editions de la Pensée Moderne n’était autre que Jacques Grancher, fils du célèbre Marcel-E. Grancher qui avait été l’artisan du démarrage de Frédéric Dard en tant qu’écrivain.
Cette maison d’édition a publié peu après au moins 3 livres de Frédéric Dard sous divers pseudonymes reconnus : Plaisirs de soldats en 1953, Guerriers en jupon en 1954 et Sergent Barbara en 1955.

2/ En argot, le boulevard des allongés est synonyme de cimetière. En argot de morgue, il s’agit de l’endroit où on entasse les morts à la morgue, appelé aussi corridor des frigorifiques.

3/ Il est annoncé à paraitre la suite intitulée « Du plomb dans les tripes ». Ce titre ne paraitra pas dans cette collection, mais sera repris par Frédéric Dard pour un San-Antonio.

Vous aimerez peut-être