Le standinge selon Bérurier

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Edition : Fleuve Noir

Dépot légal : 2ème trimestre 1965

Imprimeur : Imprimerie Commerciale d' Yvetot

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Le Standinge page de titreIllustrations : Dubout
Prix : 15 FRS -15,42 T.L. Comprise
Jaquette faite par Imprimerie Artistique de Monaco

Sous-titre : Le savoir-vivre de Bérurier
Préface de Robert Escarpit
Critique de Jean Cocteau sur la jaquette : San-Antonio est une grâce de langue et de pensée et je ne crois pas qu’il soit possible de parler d’une mère avec plus de charme que San-Antonio ne parle de la sienne.
Cette langue en relief est la véritable langue vivante.

Dédicace de le standinge

 

Bérurier a courtisé la comtesse Troussal du Trousseau qui lui a reproché ses façons et lui a remis un manuel de bonnes manières afin de refaire son éducation. Pendant ce temps, Matthias, un ancien collègue, prend contact avec San-Antonio : deux élèves de l’école de police de Saint-Cyr où il enseigne ont été tués et lui-même a été victime de deux tentatives de meurtre. Il demande de l’aide à ses collègues parisiens. San-Antonio se rend alors à Saint-Cyr déguisé en élève et fait embaucher Bérurier comme professeur de bonnes manières pour mener l’enquête.
Pendant que Bérurier revoit les bonnes manières à sa sauce, San-Antonio découvre rapidement que quelque chose se prépare à l’école. Ses craintes se précisent quand Matthias est enlevé, puis retrouvé torturé et grièvement blessé. Un des élèves s’est avéré le complice de deux Panamiens qui préparent un attentat à la bombe contre le président du Ronduras, Ramiro Ramirez, aidé également par le gardien de nuit. San-Antonio et Bérurier réussissent à neutraliser les coupables de justesse et à éviter la catastrophe.

Le rude bon sens de Bérurier réforme la politesse, élargit les usages, secoue les conventions, en un mot aide l’homme moderne à s’affranchir des préjugés bourgeois et des mondanités en lui permettant d’asseoir son STANDINGE (ou de s’asseoir dessus !).
Alors ne vous insurgez pas et suivez le guide !
Pour commencer, videz donc l’eau de votre rince-doigts dans le décolleté de votre voisine et emplissez-le de gros rouge afin de trinquer avec nous à la santé foutriqueuse des guindés, des gourmés et de tous ces salonnards qui, à force de vouloir s’éloigner de la bête, finissent à ressembler à des singes descendus de l’homme !

Le Standinge jaquette Partie 2Le Standinge jaquette Partie 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Le standinge-dessin intérieur DuboutLe standinge-dessin 2 intérieur Dubout

 

 

 

 

 

 

 

 

San-Antonio s’est vu attribuer à la fin de l’année 1965 le Prix Gaulois pour ce livre. Voici le discours que Pierre Dac, le lauréat de l’année précédente, prononça à cette occasion.
Mes chers amis, Mon cher récipiendaire,
Mordicus d’Athènes, l’illustre philosophe ivrogne grec — 219–137 bis au fond de la cour, à droite av. J.-C. — a dit, un soir qu’il en tenait, il faut bien le reconnaître, un sérieux coup dans la chlamyde : « Dans le domaine du discours, l’improvisation ne prend force et valeur que dans la mesure de sa minutieuse préparation. »
C’est donc en fonction de ce remarquable apophtegme que m’est donnée, aujourd’hui, la joie d’accueillir au sein de cette noble et joyeuse compagnie académique, le lauréat du Prix Gaulois 1965, notre ami Frédéric Dard, alias commissaire San-Antonio.
Que dire de Frédéric Dard qui n’ait été dit et redit ? La renommée qui entoure sa légitime célébrité me dispense de tout panégyrique et de tout éloge qui ne rendraient qu’imparfaitement l’affectueuse estime en laquelle nous le tenons.
Qu’il me soit donc simplement permis, avant de transmettre le glorieux flambeau gaulois à mon éminent successeur, de saluer en lui l’incontestable champion de la littérature contemporaine de choc, et qui, par la seule force de son talent et de ses ancestrales vertus, œuvre inlassablement, jour après jour, à longueur de plume ou de machine à écrire, pour forger, dans le silence, le jeûne, l’abstinence et la méditation, le fier levain, qui, demain, ou après-demain au plus tard, fera germer le grain fécond du ciment victorieux, au sein duquel, enfin, sera ficelée, entre les deux mamelles de l’harmonie universelle, la prestigieuse clé de voûte qui ouvrira, à deux battants, la porte cochère d’un avenir meilleur sur le péristyle d’un monde nouveau

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