Les Con

Genre(s) :

Auteur(s) :

Epoque(s) :

Edition : Fleuve Noir

Dépot légal : 4ème trimestre 1973

Imprimeur : Société Brodard et Taupin, Paris-Coulommiers

Partager :

Les Con eo backUn grand format San-Antonio sorti en 1973.

Citation :
Je vous parle d’un autre monde,
le nôtre.
Louis SCUTENAIRE

Dédicace :
Je dédie cette sarabande de cons
à mon miroir
qui en a vu d’autres.
S.-A.

Alors qu’il savoure un de ses rares moments de détente auprès de Maman Félicie, San Antonio est convoqué par le Boss, afin de résoudre un mystère des plus complexes. Un certain Zyrcon, peintre à la mode âgé de quarante ans, très coté, à la fortune colossale, est en train de s’éteindre d’une leucémie dans une clinique des U.S.A. Ce Zyrcon qui s’appelle en réalité Edouard CON a rédigé un testament, déposé chez un notaire français, par lequel il désire léguer, à sa mort, tous ses biens à ses lointains parents français porteurs de son patronyme. Ces derniers résident tous en France hormis deux d’entre eux établis l’un à Bruxelles, l’autre à Genève. Un fait troublant vient de se produire: quelqu’un s’est introduit chez le notaire et a photocopié la liste des héritiers. Dans le même temps un des C O N, garagiste, a été retrouvé asphyxié dans sa voiture, et un autre C O N a été agressé. Il est donc loisible de penser que l’un des C O N s’est emparé de la liste afin d’en exterminer tous les membres et de devenir ainsi le seul héritier. Il incombe alors au commissaire de mettre la main sur ce C O N avant qu’il ne tue tous ses CONfraternels. San-Antonio va mener là l’une des plus dangereuses enquêtes de sa vie. L’une des plus coriaces aussi car les C O N sont assassinés les uns après les autres sans qu’il ait rien pu faire, assisté de Béru handicapé par une jambe dans le plâtre…C’est au large des côtes bretonnes que sera résolue cette énigme, dans un institut dirigé par un C O N, médecin diététicien qui a appelé les membres de la CONfrérie encore en vie à venir se réfugier chez lui.
On est toujours le con de quelqu’un.

« Les cons me blessent, me contraignent, me ligotent, me flagellent, m’ulcèrent, me démoralisent, m’irritent, m’endorment, me conspuent, m’oppriment, me dépriment, m’usent, me défèquent, m’engluent, me ruinent, m’embrigadent, m’écrasent, me crucifient, me baisent, me volent, me violent, m’accidentent, m’assassinent, me font alternativement suer et ch…, m’obligent, me vilipendent, me rognent, me bafouent, m’emplâtrent, m’épouvantent, me vieillissent, me profanent, me cocufient, m’éclaboussent, me soûlent, m’amputent, me saignent, me noircissent, me font voter, m’état-civilent, m’inculquent, m’enc…, me gauchissent, me droitisent, et surtout – Ô combien surtout ! – immensément surtout : me fatiguent et me rerefatiguent un peu plus chaque jour, m’emmerdent jusqu’à la désintégration finale. Qu’à la fin je leur porte plainte contre, à tous ! Au tribunal de Dieu, du diable ou de mes fesses. » SAN-ANTONIO

Quel est le con qui a déclaré un jour que nous étions cernés par les cons ? Alors que ce sont les gens intelligents qui nous cernent, au contraire. Ce qui est bien plus tragique, car les gens intelligents sont généralement de sales cons.
Cela dit, le livre ci-joint est une histoire de cons. A la con. Par un con. Pour les cons ?
Depuis si longtemps, j’avais envie de me déconner un petit peu… en déconnant. mais comment ? Mais à travers quoi : un traité, une lettre ouverte, une autobiographie ?
Comme je n’arrivais pas à trancher, j’ai choisi d’exprimer par roman policier, comme toujours. Cons à péripéties, quoi ; à épisodes… Seulement, ça restait trop en marge de la question, fatalement. Si bien qu’en cours de rédaction, j’ai commis quelques pensées, oui, mon cher : des pensées ! (Moi ! ? )
Et puis, parce que ça ne m’avait encore pas soulagé, j’ai marqué ensuite un essai (comme Montaigne). Il n’est pas transformé. Tu le trouveras nature dans « Con Magazine » dont on a magistralement réuni ici la collection complète et définitive. Voilà pourquoi ce bouquin pèse lourd (uniquement dans la balance des pététés, car, rassure-toi, j’ai horreur de faire tarter le lecteur). Or, malgré toute cette déconnade, je n’ai toujours pas joui en plein. Tu sais pourquoi ? Parce que le monde entier est con et que je ne peux pas parler du monde entier. Exhaustif à ce point, il n’y faut pas songer. On écrit sur les minorités, jamais bien sur les majorités.
Enfin, voici tout de même LES CON, t’auras qu’à détacher les vrais qui s’y agglutinent pour les enfiler sur une tringle. Et si ce titre te paraît, lis le livre pour t’en faire un pluriel !

Et maintenant voici un florilège de citations sur les con.

Mon Dieu! Comme c’est con, un con !

J’appelle un chat un chat.
J’appelle un con un con.
Et inversement !

On appelle un homme intelligent, un homme intelligent.
Tandis qu’on appelle un homme con, un con.
Conclusion, un con n’est pas un homme.

Il existe plusieurs sortes d’esprit:
L’esprit qu’un con peut manier et l’esprit qu’un con ne peut pas comprendre.

L’obstination, c’est la volonté du con.

Rien n’est plus voluptueux pour un pas-con que d’être pris pour un con par un con.

Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres.

Le bonheur d’un con fait toujours peine à voir.

Quand une génération de cons a enfin disparu, il reste encore sa descendance.

Le raisonnement, c’est la raison du con.

Tu joues de l’hélicon ?…Hélioui !

Chose paradoxale, c’est avec les gens intelligents qu’on déconne le mieux.

Un con, en parlant, vous empêche de ne pas penser.

Si on publiait l’annuaire des cons, nous serions tous surpris.

La connerie jaillit du con, comme le sang d’une blessure.

Il faut de tout pour faire un con.

Seuls les amours et le travail d’un con peuvent ne pas être cons.

Un con ne croit pas nécessairement en Dieu, mais croit toujours en sa femme…..Le con !

Si les cons n’existaient pas, il ne faudrait surtout pas les inventer:

Il arrive à un con d’avancer, mais seulement à reculons.

Traiter son prochain de con n’est pas un outrage, mais un diagnostic.

L’échec, c’est la réussite du con.

Ne vous demandez pas pourquoi certains cons sont sympathiques, vous finiriez par découvrir ce que ça cache.

Si vous criez « bougre de con » dans la rue, tout le monde se retourne.

Le vieux con pend au bout de sa vie, comme un fruit gâté au bout de sa branche.

Plus le maître est con, plus le chien est fidèle.

Un con justifie toujours ses refus, jamais ses acceptations.

La loi, c’est l’autorité du con.

Les non-cons communiquent. Les cons parlent.

Le pauvre con croit qu’inspirer la pitié est un privilège.

Con comme la lune en Juillet 69 !

Un homme intelligent n’est rien d’autre qu’un con raté.

Si les cons font la guerre, c’est parce qu’ils ont fait l’amour.

Il y a plus de femmes que d’hommes sur Terre.
En revanche il y a beaucoup plus de cons que de connes.

N’éveillez pas le con qui dort.
C’est toujours ça de pris !

Le bavardage est le brio du con.

Il vaut mieux qu’un con dise ouvertement du mal de toi, que du bien en cachette.

Si !…Il y a une justice, puisque le con a l’air con.

Quand vous tenez quelqu’un pour un con, lâchez-le !

La seule manière dont un con peut avoir l’air moins con, c’est de fermer les yeux.

Si tous les cons volaient, il ferait nuit.

Il y des cons qui commencent un phrase par:
– Tu vas peut-être me trouver con…

Dieu a fait le monde en cinq jours.
Ensuite il a fait le con.

Moins on est de cons, plus on rit.

Il y aurait plusieurs façons d’être con, mais le con choisit toujours la pire.

Quand un con ignore quelque chose, il prétend le savoir.
Quand un non-con ignore quelque chose, il l’invente.

Un con est toujours nu, même quand il est habillé.

La maladie, c’est la solitude du con.

La plupart des cons ont une enfance de vieillard.

L’instruction est un paravent à conneries.

L’intelligence est un accident.

Le mutisme d’un homme intelligent ressemble à de la musique, celui du con à une vessie.

Ah ! Si tous les cons du monde voulaient se lâcher la main…

Etre concon, c’est être en somme à moitié con !

Le con n’écrit jamais sur un billet de banque, parce qu’il s’imagine qu’un billet de banque est un billet de banque.

Beaucoup de cons sont admirés, mais il n’en est pas d’admirables.

La mort, c’est la noblesse du con.

Un homme intelligent peut faire le con, un homme con ne peut pas faire l’intelligent.

Combien de cons font passer des tests à d’autres cons pour leur prouver qu’ils sont cons.

On ne raconte pas un con.
On le subit et on l’oublie.

On a souvent besoin d’un plus con que soi.

Etre con ou ne pas être.
Là est la question.

Etre con !
Il n’y a pas d’autres solutions.

C’est une prouesse que d’écrire sur les cons sans citer de noms.
Mais surtout, souvenez-vous bien:
ON EST TOUJOURS LE CON DE QUELQU’UN.
par Olivier Cabanel (son site)
jeudi 14 juillet 2011

Les cons, ça ose tout…
…C’est même à ça qu’on les reconnait.

C’est la phrase que faisait dire le célèbre dialoguiste, scénariste et réalisateur Michel Audiard à Lino Ventura dans le film culte de Georges Lautner « les tontons flingueurs ».
Et même si Frédéric Dard affirme aussi que : « on est toujours le con de quelqu’un », un prix est décerné chaque année aux Etats Unis pour en récompenser les champions es connerie, le « Darwin Awards ».
Ce prix, créé en 1993, est remis à des personnes qui, « à la suite d’un comportement stupide, ont trouvé la plupart du temps la mort », faisant mentir en quelque sorte la théorie de l’évolution, chère à Darwin, d’où le nom de ce prix que l’on doit à une certaine Wendy Northcutt, surnommée à juste titre par ses amis, Darwin, laquelle en publie régulièrement des récits sous titrés « les sommets de la bêtise humaine » paru aux éditions « Fleuve Noir ».
Evoquons par exemple cet homme qui jouait à la roulette russe avec un pistolet semi-automatique, ou ce braqueur qui, pour ne pas être reconnu, s’était peint le visage en or, à l’aide d’un spray, ce qui provoqua, quelques heures après, sa mort, à cause des produits toxiques contenus dans la peinture.
« L’échec, c’est la réussite du con » disait encore Frédéric Dard.
Et quid de cet homme qui décide d’improviser un pas de danse sur une route très fréquentée, et dont l’issue tragique ne fait aucun doute.
Un autre décide de prendre l’ascenseur alors que celui-ci est déjà parti, et pour se faire, défonce la porte avec un scooter ce qui confirme la jolie phrase de Frédéric Dard « il arrive à un con d’avancer, mais seulement à reculons ».
Au chapitre des morts fatales, on peut citer l’exemple de cet homme qui, voulant tester l’efficacité de sa veste anti-poignard, trouva la mort en se poignardant, ou évoquer celui qui tenta d’ingérer de l’alcool par le rectum.
Le gagnant 1995 ayant décidé d’envoyer une lettre piégée en omettant d’y mettre un timbre, s’est vu retourner la lettre, qu’il a bien sur ouverte.
En 1998, un jeune homme de 25 ans, au cours d’une scène de ménage, empoigna son épouse, et la projeta dans le vide, du balcon du 8ème étage de son immeuble.
La providence fit que celle-ci atterrit sur des câbles électriques en contrebas, et l’époux plein de remords bondit dans le vide pour la rejoindre, mais s’écrasa au sol, alors que sa jeune veuve parvenait tant bien que mal à regagner un balcon voisin.
L’époux impulsif et maladroit obtint le prix cette année là.
En 2002, un autre, voulant vérifier si un réservoir d’essence contenait encore du carburant, y avait allumé son briquet pour en éclairer le fond, faisant tout exploser, et lui avec.
« Etre conforme, forme des cons », disait Patrick Vernier, mais pour faire sauter la glace d’un lac gelé, un chasseur lança un bâton de dynamite, n’ayant pas prévu que son chien serait parti le récupérer et le lui ramener en remuant la queue.
En 1996, un canadien voulant vérifier la résistance des vitres d’un gratte ciel, se précipita, chaise en avant, faisant éclater la vitre, se retrouvant 24 étages plus bas. Mort.
Rosanna Tippett faillit se noyer, après être tombée avec sa mobylette dans un fleuve en crue, et fut sauvée de justesse par un policier.
Réalisant que sa chère mobylette était restée au fond de l’eau, elle plongea pour la récupérer et se noya, bien évidemment.
La voiture est souvent la comparse involontaire de quelques magistrales conneries, ce que confirmait un Michel Audiard très en forme qui déclarait : « l’été, les vieux cons sont à Deauville, les putes à St Tropez, et les autres sont en voiture, un peu partout ».

C’est Wolinski, le célèbre dessinateur d’Hara Kiri qui déclarait : « je suis un con, mais quand je vois ce que les gens intelligents ont fait au monde… »
Prenons par exemple l’industrie nucléaire :
Comment ne pas s’interroger sur la pertinence de Keigo Endo, « expert » japonais qui affirme, sans la moindre hésitation, que l’on peut consommer de la viande de bœuf japonais contaminée au césium sans le moindre danger ? lien
Du coup, de la viande radioactive est en vente sur les marchés Japonais.
Récemment des chercheurs ont affirmé qu’il n’y aura aucun danger à cultiver des légumes sur les terres polluées par la centrale de Fukushima, affirmant que la radioactivité n’est présente que dans les 2 cm de surface.
Toujours dans le même domaine, le docteur Shunichi Yamashita affirme sérieusement que « les radiations n’affectent pas les gens qui sourient (…) rigoler supprimera votre phobie des radiations ».
C’est l’occasion d’évoquer les déclarations pour le moins contradictoires de François Fillon qui, le 12 juillet 2011, veut investir dans le nucléaire juste après qu’Eric Besson, le 8 juillet 2011, en évoque la sortie.
Les militaires n’ont pas une bonne réputation sur le sujet de la connerie, confirmant les dires de Pierre Desproges qui affirmait : « si les cons volaient, le ciel serait kaki ».

L’un des gagnants des « Darwin Award » est un militaire croate qui jonglait avec des grenades.
Hervé Morin, ex-ministre de la défense, dans un lapsus révélateur avait exprimé ce qu’il en pensait.

Passons aux sports, ou l’on trouve aussi des champions dans ce domaine, à tel point que Christian Montaignac en a fait un livre.
Il reste encore dans nos mémoires cette phrase définitive de l’exilé fiscal Johnny qui, lors du Paris Dakar avait dit « si on n’avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart ! ».

Au hasard citons Yohan Lachor, footballeur de Boulogne-sur-mer, qui après une défaite déclarait : « cette fois, les carottes sont mortes », ou Abeslam Ouadou, de l’équipe de Rennes qui a osé un « il ne faut pas bruler la peau de l’ours avant de l’avoir vendue », et on essaye en vain de comprendre la déclaration de Sylvain Wiltord : « je trinque souvent très rarement », mais le champion reste Richard Virenque qui avait été dopé « à l’insu de son plein gré »

Dans le domaine des médias, il y aurait tant à dire qu’il vaut mieux en rester à cette phrase définitive de Jean-Marie Gourio, le collecteur des célèbres « brèves de comptoir » :
« La télé, c’est tellement con que même les pigeons ne se posent plus sur les antennes ».
C’est l’occasion d’évoquer le prix « Press Club », décerné chaque année aux hommes politiques et à leur humour, parfois involontaire.
L’année 2011 est sans aucun doute une très bonne cuvée.
Il y avait 15 finalistes, dont Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière) qui a déclaré « je ne serai peut-être pas élue Présidente de la République, mais je ne serais pas la seule », ou François Bayrou à qui on doit cette phrase mémorable : « rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles, elles sautent dans tous les sens ».
André Chassaine, du PC était bien placé pour gagner avec sa formule : « dans sa forme historique, le PC est mort, mais il a encore de l’avenir ».
Le grand frère de Dany le Vert, Gabriel a été nominé pour sa phrase « les verts sont capables du meilleur comme du pire, mais c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs ».
Bien placé aussi, on peut noter le « Zadig et Voltaire » de Frédéric Lefebvre, (répondant à la question « quel est votre livre de chevet ») qui a décroché le prix de l’encouragement.
Nadine Morano, qui est « sarkozyste jusqu’au bout des globules », aurait dû être sélectionnée pour sa jolie confusion entre le chanteur Renaud avec la marque de voiture.
And the winner is : Laurent Fabius pour sa jolie phrase : « Mitterrand est aujourd’hui adulé mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous… ».

Comme disait mon vieil ami africain : « quand une génération de cons a disparu, il reste toujours sa descendance ».

Ce livre fut une première fois réédité au 1er trimestre 1979 aux Presses Pocket en 2 volumes (n°1718 sur fond rouge et n°1719 sur fond bleu) avec une impression chez Brodard et Taupin, le dessin du 1er plat étant réalisé par l’Atelier Pascal Vercken.

Sous-titre n°1718 : «Il faut de tout pour faire un con.»
Sous-titre n°1719 : «Etre con ou ne pas être, that is the question.»

Les Con Tome 1Les Con Tome 1 backLes Con Tome 2Les Con Tome 2 back

 

 

 

 

 

 

 

 

Une 2ème réédition, toujours chez Press Pocket et en 2 volumes, sortit en août 1990 avec un 1er plat dessiné par Marc Demoulin

Les con T2 1990Les con T2 1990

 

 

 

 

 

 

 

Une 3ème réédition, toujours chez Pocket et toujours en 2 volumes eut lieu en février 1995:

Les Con Tome 1 Pocket récentLes con tome 2 pocket récent

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour terminer, une dernière réédition au Fleuve Noir en octobre 2004 en grand format et en 1 seul volume avec un 1er plat dessiné par Boucq.
Prix: 20 euros

les con reedition 2004

Vous aimerez peut-être