Mes délirades

Genre(s) :

Epoque(s) :

Edition : Fleuve Noir

Dépot légal : novembre 1999

Imprimeur : Société Nouvelle Firmin-Didot

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Mes Délirades backMes Délirades
Sélectionnées par Paul Désalmand et Yves Feugeas sur une idée de Jean-Paul Guéno
Prix : 79 FRS – 12,04 €

Citation
– On dit que votre culture littéraire s’arrête à San-Antonio…
– C’est faux, je lis également Frédéric Dard
Roger Gaillard, entretien dans Ecrire et Editer

« Créateur d’un nouveau langage, à ce qu’il paraît, avec du génie plein la musette, je bougresse, transgresse, digresse, tendresse !
Y en a qui détestent, d’autres qu’aiment. Faut panacher : un coup pour les glandus, un coup pour les géniaux, pas feignasse, l’Antonio. Tout-terrain, façon Range Rover, j’ai les quatre roues motrices, plus mes roupettes ; ça permet d’escalader les connards et les futés, les assombris de la coiffe et les lumineux du battant.
Note que, compte tenu du pourcentage, je vais plutôt à la facilité : calembredaine, poil au nez, main de masseur, étoile à matelas, Bonaparte manchot, la lyre… Je contrepète, pète, débloque, apeuprèse avec entrain (de marchandises). T’en prends, t’en lèches. J’ai pas peur des mots.
C’est une fière luronne, la langue française. Seulement, elle en a marre d’être respectée. Elle s’engourdit. Se stérilise. Elle aime les claques sur les fesses, comme toutes les vraies femelles ! Pan-pan cul-cul sur ses grosses miches ! Ça la fait jouir ! »

Morceaux bien choisis
Frédéric Dard, alias San-Antonio, a écrit au cours de sa carrière une formidable série policière : celle du commissaire San-Antonio.
Ce qui a fait le succès de ses livres, qu’on traite souvent de littérature de gare, n’est pas tant la qualité des intrigues, souvent minces, que son style, la langue qu’il s’est inventée, son humour, ses personnages. Mais surtout ce qui me plaît dans ses romans ce sont ses envolées textuelles, ses délirades, ses « jets de vapeur » comme il se plaisait lui-même à les appeler.
Pour découvrir ces perles, tour à tour poétiques, humoristiques ou grivoises, deux solutions : lire (ou relire) toute la série, ou acquérir ce florilège d’extraits que les deux auteurs, Paul Désalmand et Yves Feugeas, ont sélectionnés avec bonheur parmi près de 200 livres. Ces morceaux choisis, même isolés de leur contexte par ailleurs parfaitement référencés, gardent (et même trouvent ainsi) toute leur saveur.
Ce livre, qu’on peut relire de multiples fois (c’est ce que je fais) s’adresse autant aux fans de San-Antonio qu’aux néophytes qui rejoindront peut-être ainsi la première catégorie.
Critique écrite par Sana, le 14 août 2001

Ce livre a donné lieu à une pièce de théâtre éponyme de Jean-Claude Caron jouée au Café-Théâtre Le 57.

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