Ce colloque s’est tenu les 15 et 16 mai à Queen’s University Belfast où un grand amoureux et connaisseur de San-Antonio, Dominique Jeannerod, occupe les fonctions d’Examinations Office -Level 1 Coordinator and
Library Liaison Officer

4 sessions s’y sont déroulées :

Session 1
Introduction par Dominique Jeannerod et Federico Pagello
Keynote address par François Rivière
Panel 1 : San-Antonio and the legacy of World War II in French Popular Culture (Chair : Loïc Artiaga et des présentations de Margaret Atack, Peter Tame et Manuel Bragança )

Session 2
Panel 2 : San-Antonio and the imagination of the others (Chair : Thierry Gautier avec des présentations de Françoise Rullier, Serge Amoré & Maxime Gillio et Stéphanie Fonvielle)
Panel 3 « Français, mais international » : France and the rest of the world in San-Antonio (Chair : Natacha Levet (tbc) avec des présentations de Bernard Wagnon, Jean-Philippe Gury et Loïc Artiaga)

Session 3
Panel 4 : Sexy Foodies : San-Antonio and the international construction of Frenchness (Chair : Stéphanie Fonvielle avec des présentations d’Hughes Galli, Jean-Philippe Imbert et Louis Bousquet)
Panel 5 : (The anxiety of) American and English influences (Chair : François Rivière avec des présentations de Benoit Tadié, Dominique Lagorgette et Daniel Magennis)

Session 4
Panel 6 : International Reception and Translation (Chair : Dominique Lagorgette avec des présentations d’ Andréa Hymynen, Markus Schleich et Laurentiu Bala)
Panel 7 : International travels (Chair : Hugues Galli avec des présentations de Philippe Aurousseau, Dominique Jeannerod & Federico Pagello et Thierry Gautier)

Cetyte manifestation a bénéficié du soutien de Queen’s University (notamment de L’Institute for Collaborative Research in the Humanities) et des Amis de San-Antonio.

Et en bonus, voici les  documents de préparation à ce colloque qui avaient été diffusés par Dominique Jeannerod:
San-Antonio Belfast

 

San-Antonio à Belfast

 

 

Queen’s University Belfast, 15 et 16 Mai 2015

Université Belfast

 

 

 

 

 

L’ampleur et la pérennité du succès de San-Antonio en France restent peu comprises à l’étranger. Malgré un demi-siècle de carrière, plus de 250 livres publiés et des dizaines de millions d’exemplaires vendus, cet auteur, sous ce pseudonyme ou sous le nom de Frédéric Dard demeure très mal connu hors de France, et il est rare de trouver ses livres en librairie hors des pays francophones. Ses romans, tant sous pseudonyme que sous patronyme ont pourtant été largement traduits dans une trentaine de pays. Son œuvre a aussi circulé sous d’autres formes médiatiques, inspirant en particulier de nombreux films distribués internationalement.
Cette œuvre est du reste beaucoup plus internationale, et moins franco-centrée, dans son inspiration, ses thèmes et ses problématiques que l’idiome et les personnages de la série San–Antonio ne pourraient le faire croire. Non seulement ces romans, tributaires des genres du policier et de l’espionnage, relèvent-ils d’un vaste réseau intertextuel et architextuel qui s’étend au-delà des frontières nationales et linguistiques ; ils déroulent en outre leurs intrigues aux quatre coins du monde, mettant en scène leur propre mondialisation. Autre indication d’une capacité à circuler et à se transformer sans cesse, la série San-Antonio ne s’est d’ailleurs pas arrêtée à la mort de son auteur en 2000. 25 nouveaux titres, écrits par Patrice Dard et constituant « les nouvelles aventures de San-Antonio », se sont à ce jour ajoutés au 175 romans (sans compter les hors-série) qui composent la série originale.
Une série de rencontres internationales et de journées d’études ont depuis le colloque en Sorbonne (San-Antonio et la Culture Française, 2010) manifesté le souci de renouveler la compréhension de San-Antonio et de remettre en cause les préjugés les plus tenaces qui lui restent encore attachés. Elles ont entrepris de donner des orientations dans la masse des textes, articulé des problématiques et montré la fécondité des recherches dans ce corpus encore largement sous-exploité. L’œuvre a ainsi été récemment abordée du point de vue du contenu transgressif (Chambéry, 2012) ; de sa langue (Chambéry, 2013) ; des lecteurs et de leurs (re) lectures (Dijon, 2014).
C’est dans cette logique que le colloque de Belfast se propose à présent d’aborder l’étude de San-Antonio et de Frédéric Dard dans une perspective globale.
Quatre axes pourraient, en particulier, être envisagés :

1/ L’international intertexte ; quels sont les rapports de l’œuvre de F. Dard avec celle d’écrivains, de réalisateurs et d’artistes d’autres pays, et quelles en sont les implications ?
2/ Visions et représentations de l’international dans l’œuvre de Frédéric Dard ; voyages, contacts, échanges, langues, portraits. On pourrait dans cette rubrique envisager d’une part les résistances à l’international, l’internationalisation et les internationalismes qui s’y rencontrent indéniablement. Puis, d’autre part, comment une série policière française s’ouvre sur le monde, en décentrant progressivement la narration hors de ses espaces diégétiques traditionnels (Paris, la banlieue, la province) puis au-delà des horizons classiques du genre, nourris par le cinéma (intrigues situées en Angleterre, aux Etats-Unis).
3/ L’œuvre de Frédéric Dard à l’épreuve de son internationalisation. Il conviendrait de réfléchir sur les différentes traductions et adaptations, notamment au cinéma, ainsi que sur les particularités des phénomènes de réception de San-Antonio à l’étranger. Cela pourrait se faire soit par l’étude d’œuvres en particulier, soit par des études de cas de divers pays, soit par des études synthétiques d’aires géographiques et culturelles, ou des périodes dans lesquelles son œuvre s’exporte. Le croisement des perspectives diachroniques et synchroniques semble prometteur, ainsi que l’utilité d’une approche quantitative et l’apport méthodologique des humanités numériques, du Big Data et des techniques d’infographie.
4/ Les conditions de la circulation ; on pourrait s’interroger par exemple sur le rôle des éléments structurants de cette internationalisation : internationalisme du genre policier, internationalisation des modèles et des structures éditoriales, capitalisme d’édition, influence des circonstances historiques et du contexte diplomatique… Il faudrait également envisager le rôle des passeurs et intermédiaires culturels (traducteurs, critiques, écrivains étrangers, personnalités médiatiques, chercheurs…)
Ces thèmes sont seulement indicatifs. Toutes approches liant l’œuvre de F. Dard à des questions relevant de l’international sont les bienvenues. Les contributions (30 minutes) peuvent être en français ou en anglais.
Veuillez adresser les propositions de communication (400-500 mots) avant le 30 janvier 2015 à Dominique Jeannerod ou à Federico Pagello.

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