Genre(s): Auteur(s): Epoque:
Edition: Fleuve Noir Dépot légal: 1er trimestre 1977 Imprimeur: Imprimerie Bussière, Saint Amand
La note du collectionneur

Collection S.A. n°64 (n° 92 par chronologie)Remets ton slip, gondolier back
Illustrateur 1er plat : Photo VLOO- TESSON

Sous-titre : Roman Spécial-Police

Citation :
– Ah ! dis-je.
Ernest HEMINGWAY (1)
(1) Cette phrase »merveilleuse de concision » a té extraite de Paris est une Fête » (page 840, édition de la Pléiade)

Dédicace : A ALIX KAROL
qui est un peu beaucoup « mon disciple »
et que je vous engage à lire, à
relire et à élire.
Amen
San- A.

Venise, la ville des amoureux, des gondoles et des gondoliers ! Mais des gondoliers toujours habillés des pieds à la tête et non pas uniquement vêtus d’un vieux maillot de corps troué et sale ! Et à la vue de la taille du sexe du gondolier on comprend vite que c’est Queue d’âne, plus communément appelé Bérurier, inspecteur principal de la police parisienne et premier collaborateur de San-Antonio. Comment s’est-il retrouvé dans cette situation ?
San-Antonio est en charge de la filature du célèbre gangster Spontinini. Départ d’Orly, puis Genève et enfin Venise, envahi par des Hollandais de toute sorte. Que vient faire ce gangster paralytique et à la retraite à Venise, chez un comte plus porté sur les hommes que sur les bellissima de sa ville ? Pour le découvrir San-Antonio et Bérurier vont risquer leur vie mais bien sûr démanteler le pourquoi de ce séjour pour le moins étrange dans la ville des amoureux.
Un Bérurier apathique mais une aventure dépaysant par le « folklore » de Venise mis en valeur par les « suivez-moi cette gondole ! »
Critique écrite par Arsenik_ le 03/09/2006

Cette sombre histoire de pavé devant Saint-Marc, la ville de tous les regards, l’eau et les écailles mouvantes formées par la lumière sur les plafonds des palais, l’homme qui se croyait en Bretagne quand il était riva degli schiavoni, le téton borgne de la courtisane, les jeunes filles qui ne reculent devant aucun gros instrument (et je m’arrête ici puisque très simplement, je n’en ai pas d’autres alors qu’il en reste un million cent cinquante mille, mais ils sont tous cités dans le blog), c’est bien, mais une vraie lecture, une vraie sur Venise, une originale, où Venise, comme l’histoire, a bien peu d’importance, c’est formidable aussi.
Voilà, j’ai lu le premier San Antonio de ma vie ; c’est son titre : Remets ton slip gondolier. numéro 92.
Dans ce qui m’a fait le plus rire, qui me semble décrire admirablement la ville (et que j’ai noté), je copie consciencieusement :
« J’affrète à mon tour une embarcation magnifiquement drivée par un Tarzan en maillot de corps qui doit peser dans ses deux cents livres non dévaluées »
« Rendez-vous dans d’ici une plomble à la terrasse du grand bistrot à musique situé derrière le campanile, place Saint-Marc »
« L’orchestre tout violonique joue des valses viennoises, ce qui est tout indiqué pour l’Italie »
et « Ces vieilles lourdes princières ont l’avantage d’être disjointes, ce qui les fait ressembler aux portes de HLM. Les premières ont été trop utilisées, les secondes sont inutilisables. »
« Tout de suite à ces cris, tu pourrais croire à une bataille de rue.
Eh ben non : ce n’est que le brouhaha du quartier qui s’éveille »
(enfin Venise et l’histoire ont peu d’importance ; j’exagère. J’ai bien aimé l’histoire de la famille du Comte Fornicato. Là, on sent la vraie fiction, la vraie…passé fasciste, palais magnifique, tout çaaaaaaaaaaaaaaaaaa).
Publié par La Fred à 23:08

Curiosité : Frédéric Dard, au travers de sa dédicace, fait de la publicité à Alix Karol, qui n’est autre que son fils Patrice Dard !

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