Genre(s): Auteur(s): Epoque:
Edition: Editions Pierre-Marcel FAVRE Dépot légal: septembre 1987 Imprimeur: Société Nouvelle Firmin-Didot
La note du collectionneur

Robert Hossein backCécile Barthélémy a écrit la première biographie consacrée à Robert Hossein où elle analyse l’homme, mais aussi son univers.
Frédéric Dard, son ami de trente ans, en a écrit la préface.

Préface du livre Robert HosseinOn trouve bien évidemment dans ce livre de nombreuses références à Frédéric Dard:
– page 12 : Ainsi, durant la saison 85/86, par exemple, Robert Hossein était de toutes les affiches. En librairie, avec un roman qu’il signait avec son vieux complice, Frédéric Dard, Le caviar rouge. Sur ce thème, il réalisait un film qui représentait la France au Festival de Montréal.
– page 68: Lui-même, tout doucement, revenait à ce personnage ténébreux dont il vaut mieux se méfier, évoluait à son aise dans le climat glauque du polar noir. C’est pourquoi, l’adaptation, par Frédéric Dard, du roman de James Hadley Chase « Pas d’orchidées pour Miss Blandish » ne pouvait qu’être un succès.
– page 69: Avant de replonger à nouveau, dès la saison suivante, dans le noir et le sombre, grâce à l’adaptation, signée Frédéric Dard, du « Cauchemar de Bella Manningham » adaptation remarquablement interprétée par un trio dont les rapports, les sensibilités, les physiques s’harmonisaient parfaitement, Jean Desailly, Simone Valère et Candice Patou, excellente et exquise dans son rôle d’infirmière démoniaque.
– page 100: C’est vrai, tous ses films, pratiquement, se limitent à quatre murs. Le dernier en date, Le caviar rouge, en est la meilleure démonstration. Ecrit avec son ami Frédéric Dard, réalisé et interprété par lui-même face à sa femme Candice Patou, c’est presque le vase clos de l’amitié.
– page 106: Des films qu’il a tourné, en tant que réalisateur, celui auquel Robert Hossein tient le plus, du moins pour le moment, est sans aucun doute le dernier; Le caviar rouge dont il a écrit la trame avec son ami Frédéric Dard et qu’il interprète avec Candice Patou. « Il est nostalge, très nostalge, c’est peut-être pour ça que j’y tiens. Malgré tout c’est un film très dur, et j’ai beaucoup souffert en le réalisant, parce que j’étais également interprète.Mais je suis toujours prêt à recommencer parce que je ne vois que les erreurs.Il arrive, bien sûr, qu’il y ait quelques minutes dont je suis satisfait, que je ne regrette pas.
– page 108: C’était en 1955, Robert était déjà un acteur très connu. Au théâtre notamment, il avait joué Sartre, « La p.respectueuse », « Huis Clos » et aussi La neige était sale, d’après Georges Simenon, « La corde  » de Patrick Hamilton, « Haute Surveillance » de Jean Genêt, Du plomb pour ces demoiselles de Frédéric Dard…
– page 117: Son séjour chez Danièle Delorme et Daniel Gélin lui donnera une opportunité.Ce dernier interprétait alors le rôle principal de la pièce de Frédéric Dard, tirée du roman de Simenon, La neige était sale, que Raymond Rouleau mettait en scène. Daniel Gélin proposera qu’Hossein soit sa doublure, ce qui n’enchanta pas Rouleau. Il sera pourtant bien obligé de se rendre quand Gélin tombera malade.
Mais c’était l’heure du service militaire. Lorsqu’il revient, le Grand-Guignol était à la mode. Vitaly y montait la pièce de Frédéric Dard, Du plomb pour ces demoiselles, Robert Hossein leur sembla l’interprète idéal.
– page 118: Un superbe personnage que son ami Frédéric Dard qui n’était pas encore, à l’époque, le père de San-Antonio. Il le décrit avec admiration, amitié, fougue: « C’était un personnage spontané, un moine de Thélème amarré comme Rabelais à de très hautes passions. Il avait gardé dans sa voix un léger accent lyonnais, l’érosion sensible des coteaux du Beaujolais. » Un personnage généreux qui lui offre son amitié, lui donne une place dans sa maison. »Ah!, en soupire encore Hossein de reconnaissance, j’avais enfin trouvé une vraie famille. J’ai eu l’impression d’être un enfant adopté. » Car, il a beau dire qu’on n’a pas forcément besoin d’un père, bien qu’à quatre ou cinq ans près, ils soient du même âge, Frédéric Dard est depuis ce temps son port d’attache, sa référence, le complice pour lequel il ne cache pas son admiration. Son « père » en amitié.
– page 123 : Nous voici fin 86. Le 12 septembre, au Théâtre Marigny, il met en scène un pièce de son vieux copain, son ami, son pote de toujours, »Freddo » comme lui seul a le droit d’appeler Frédéric Dard. Les brumes de Manchester, un joli titre pour une histoire à la Hitchcock, génératrice d’angoisses, dans un climat plutôt glauque.
« Un suspense qui ne vous fera pas méditer sur la vie mais qui, nous vous le garantissons, vous la fera oublier », dévoilait Frédéric Dard, sans trop soulever la brume.
– page 124: « Il est fou, ce mec, mais canalise fabuleusement bien sa folie, dit à son propos, avec tendresse, son ami Frédéric Dard, en évoquant la « naissance » de ces Brumes de Manchester. Le ton vient, toujours, de Robert, c’est toujours lui qui sait trouver les idées nécessaires pour que nous puissions travailler ensemble.Moi, je ne suis qu’un vieux sanglier solitaire qui écrit dans sa tanière.De temps en temps, j’ai besoin d’en sortir, mais prudemment.Et, toujours au bon moment, Robert téléphone.Cette fois-là, il m’a raconté une histoire envoûtante, une famille respectable mais parfois un peu inquiétante, dans un climat trouble, voilé par les brumes que je sentais presque physiquement descendre sur moi, pendant qu’il parlait à cinq cents kilomètres de là. C’est fou. Qui résisterait à un tel pouvoir d’évocation? Pas moi en tout cas. »

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