Genre(s): Auteur(s): Epoque:
Edition: Editions du Rocher Dépot légal: mars 1991 Imprimeur: Imprimerie S.E.G., Chatillon-sous-Bagneux
La note du collectionneur

Dans « San-Antonio entre en scène » il n’y a point de Bérurier, de Pinaud et de Félicie.San-Antonio entre en scène back
Point de Commissaire San-Antonio ou d’intrigue policière.
En effet, San-Antonio n’était pas seulement super-flic, mais aussi le double de Frédéric Dard. C’est ce double qui parle ici, et qui exprime, comme devant un auditoire, ses visions de la vie, de l’amour, du travail, des femmes, des hommes et de beaucoup d’autres sujets… Avec cette langue fleurie devenue mythique et respectée, Frédéric Dard nous propose une promenade tout aussi profonde qu’empreinte de légèreté, tantôt sérieuse, tantôt teintée de gaudriole. Ici, les réflexions philosophiques, les conseils de vie et les plus pures délirades se côtoient pour le grand bonheur des spectateurs.

Dédicace : A Alain-Dominique Perrin,
Michel Baumann,
Henry Pouradier Duteil,
Philippe Giangreco
et Jack Yfar
les parrains de cette épopée
san-antoniesque.

Cette pièce a été jouée de multiples fois après avoir été créée au Grand Théâtre d’Edgar le 18 septembre 1990 avec un seul acteur Alain Chevallier dans une mise en scène de Bernard Haller.
Elle avait été néanmoins jouée en avant-première à l’Accessoire d’en face à Lyon du 30 août au 8 septembre 1990 (voir Lyon Figaro du 30 août 1990)

Théâtre Tumulte , Serrières, du 31 août au 25 septembre 2005
Compagnie professionnelle, le Théâtre Tumulte entame sa nouvelle saison avec une pièce intitulée «San Antonio entre en scène» écrite par celui qui avouait avec une certaine fierté être la «2 cv de la littérature».
Frédéric Dard met son bras droit, San Antonio, au défi de monter sur les planches. San Antonio, c’est l’histoire d’une main, la gauche, qui écrit par-dessous la jambe. Promu comédien, le célèbre commissaire, auteur de ses propres œuvres, tiendra-t-il la rampe ? Il prend le pari au vol et déploie ses talents si multiples pour convaincre son créateur… et nous avec.
Règlement de comptes
Extrait: San Antonio: «T’as pas besoin de mettre la cravate; tu peux rester en pantoufles, te moucher dans les rideaux, loufer à table, faire des liaisons inopportunes, dire des gros mots…»
Dans cette pièce, San Antonio entre en scène à la manière d’un mousquetaire qui s’exprime comme un camelot, un règlement de comptes dans les règles, du grand «Dard» qui ne l’a jamais tournée sept fois avant de la sortir. Mais quoi qu’on en dise, «rien n’est plus voluptueux pour un pas-con que d’être pris pour un con par un con».
Duel entre deux créateurs
Mais de quel San Antonio s’agit-il ? Jean-Philippe Hoffmann, qui signe la mise en scène, affirme que le commissaire est absent, car il n’y a pas d’intrigue policière. Il reste l’auteur San Antonio qui signe les aventures du commissaire, élevé par Frédéric Dard au rang de créateur, de co-auteur. Il s’agit bien d’un pari: Frédéric Dard met San Antonio au défi de porter à la scène ce qu’il couche sur le papier. Il met à sa disposition tout son vocabulaire, lui invente des mots. C’est un noble duel entre deux créateurs qui n’en font qu’un.

La Chaux-de-Fonds, Zap Théâtre, jeudi 2 mars, vendredi 3 et samedi 4 mars 2006
Dans «San-Antonio entre en scène», Thierry Meury endosse le costard de l’écrivain Frédéric Dard. Et celui de Thierry Meury, observateur attentif de la prose dardienne.
A La Chaux-de-Fonds, Thierry Meury dompte la langue charnue de Frédéric Dard. Il ne se contente pas du monologue et ajoute un rôle à «San-Antonio entre en scène». Le sien
Au pays du synonyme, Frédéric Dard est roi. Pour le sexe masculin, au hasard, son dictionnaire personnel recense le pire et le meilleur, mais toujours en bonne quantité. Dès jeudi, et pour trois soirées, au Zap Théâtre de La Chaux-de-Fonds, les copains de zob et paf seront dans la bouche de Thierry Meury. L’humoriste joue «San-Antonio entre en scène», une pièce montée à Fribourg sous la houlette de Patrick Nordmann. L’automne dernier, le metteur en scène avait apprécié ce texte proposé par le théâtre Tumulte à Neuchâtel avec le comédien Philippe Thonney. «Mais nous avons travaillé différemment», raconte Thierry Meury.
«Un auteur profond»
Selon lui, la version neuchâteloise reprenait le texte original «sans changer une virgule». Or les quarante dernières pages parlent beaucoup de «faire minette». «Nous avons pris un peu de distance. Je me suis même ajouté un rôle». Thierry Meury s’implique et intervient en observateur de la prose dardienne. D’ailleurs, Patrick Nordmann dit de ce spectacle qu’il est consubstantiel, «en un mot», souffle Meury.
De «San-Antonio entre en scène», «nous avons aussi éliminé les parisianismes, explique-t-il. Nous avons gardé les trente premières pages et puisé dans d’autres textes de Frédéric Dard, notamment ceux dans lesquels il règle ses comptes avec l’Académie». L’auteur de 300 romans vendus à 270 millions d’exemplaires bataille encore contre les critiques qui ne voulaient voir son oeuvre qu’au kiosque de la gare. «Pour moi, c’est Monsieur cent mille mots, un auteur profond, s’enthousiasme Thierry Meury. Il porte un regard original sur la vie». Dard évoque la solitude ou la mort. «Pas vraiment la sienne, il a trop de pudeur. Il a toujours eu un peu de crainte à en parler. Pour Thierry Meury, il y a comme une volonté de ne pas y toucher, même s’il parle de la mort de ses proches.
«Un pied d’enfer»
Dans la pièce, Frédéric Dard s’adresse au futur écrivain comme le ferait un papa, un parrain. «Comme écrivain, il a l’habitude de parler à un seul lecteur, d’où le tutoiement». Pour l’apprenti, il développe les règles de base. Et les conseils fusent: ne te cache pas derrière les mots, appelle «un chat, une chatte». Bien sûr, le sexe figure en bonne place dans le texte de Dard. «Mais ce n’est jamais gratuit», assure le comédien. Vives ou franchement scabreuses, il utilise ces images pour amener d’autres idées. «Il parle du rapport homme-femme. Il dit des choses importantes».
Thierry Meury a pris «un pied d’enfer» lors des huit représentations au Bilboquet de Fribourg. «Je fais tous les boulots que j’aime en un seul spectacle. Je suis à la fois acteur et humoriste». Si Thierry Meury joue en costard, c’est aussi pour respecter l’auteur. Frédéric Dard écrivait tous les matins de 8 heures à midi. «Il se levait et se mettait en costume-cravate, m’a confié sa veuve. Ce n’était pas le genre à poser la veste. Il n’aurait jamais écrit une ligne en pyjama».
Jean-Luc Wenger (L’impartial du 28 février 2006)

Théâtre du Pont Tournant , Bordeaux les 10 et 11 février 2012

Mise en scène : Frédéric Martin, avec Philippe Thonney, Décors et costumes : Céline Bogyo, Création lumières : Alain Vitaloni, Graphisme : Fabrice Prati, Photographe : Edouard Curchod

L’Odéon, théâtre de Villeneuve du 29 janvier au 10 février 2013

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