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Edition: Fleuve Noir Dépot légal: 4ème trimestre 1960 Imprimeur: Imprimerie Foucault
La note du collectionneur

Fleuve noir Spécial Police n°238San-Antonio renvoie la balle back
Prix : NF 2,40
Dessinateur 1er plat : Michel Gourdon

Dédicace : A mon ami Marcel Quéré,
en toute amitié lyonnaise.
S.-A.

Il y a des jours où c’est pas votre jour ! C’est pas Bérurier qui me contredira ! Pourtant, il était plutôt batouze avec son élégant costume aubergine et ses bottes de pêche… Paré qu’il était pour assister à la grande rencontre de football France-Exéma ! Il est balèze, le Béru, seulement de là à affronter les onze joueurs de l’équipe de France… Dimanche mémorable qui a marqué le début de la plus fantastique enquête de ma carrière. Et si les balles ont plu sur le terrain, c’était pas toujours en direction des buts !

San-Antonio renvoie la balle est un de ces jalons sur le chemin de la gloire. C’est une histoire policière. Durant un match de football de l’équipe de France, l’arbitre est assassiné de deux balles en plein cœur. Mais également un autre spectateur meurt d’un coup de pistolet. San-Antonio qui assiste au match accompagné de Bérurier, va prendre les choses en mains et résoudre l’énigme. Comme l’arbitre vient des pays de l’Est on pense à une histoire d’espionnage et on a tort. En vérité il s’agit des séquelles de la Seconde Guerre mondiale.
Entre temps on aura eu droit à l’ambiance d’un match de football et à la visite d’un cirque. Deux loisirs très populaires auxquels Frédéric Dard donne un aspect très français. Car ce qui va dominer c’est cette volonté du commissaire San-Antonio de se présenter comme un représentant de la fierté et de la grandeur de la France. Les remarques désagréables sur les étrangers, et particulièrement les Anglais, abondent.
Quant au style, il présente ici une avancée significative dans la mise en scène de Bérurier et de ses turpitudes. Les absurdités abondent, et le manque de dignité de Bérurier atteint des extravagances jusqu’ici inusitées. Les jeux de mots sont abondants, mais pas très recherchés. En tous les cas, ce qui domine, c’est la qualité de l’intrigue, on l’oublie trop souvent, la plupart des San-Antonio recèlent une intrigue suffisamment élaborée.
C’est le 40ème San-Antonio publié au Fleuve noir, et c’est déjà le quatrième de l’année 1960. Il y en aura un cinquième. Cette même année-là, il aura eu le temps d’écrire aussi deux Frédéric Dard, Les mariolles et Puisque les oiseaux meurent.
Blog d’Alexandre Clément 7 août 2014

Voici un dimanche qui commençait pourtant bien pour San-Antonio et Bérurier. Après une « petite » scène de ménage entre les époux Bérurier les deux complices partent pour le stade de Colombes afin d’assister au match de football France-Exéma.
Alors que le match n’est commencé que depuis quelques minutes, l’arbitre s’écroule sur la pelouse. Deux balles en plein coeur. Bien sûr, San-Antonio prend les affaires en mains et tandis que Bérurier est le sujet de multiples quiproquos il commence à interroger les témoins. Il apparait que l’arbitre avait eu un comportement étrange avant le début du match mais aussi que les balles ont été tirés depuis un immeuble proche du stade.
Pourtant le coupable n’est pas si évident et l’enquête va les mener à suspecter un clown ! Pourtant vous comprendrez à la fin que l’assassin n’est pas si marrant que cela.
Une des enquêtes les plus fantastiques de la carrière de San-Antonio avec de nombreux rebondissements.
Critique écrite par Arsenik le 29/10/2007

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