Un Cinzano pour l’Ange Noir

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Epoque(s) :

Edition : La Pensée Moderne

Dépot légal : 1952

Imprimeur : Imprimerie Normande du Progrès, Dives-sur-Mer

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Un cinzano pour l'Ange Noir backC’est le n° 4 et dernier volume publié des Confessions de l’Ange Noir.
les 4 volumes ont été tous publiés aux éditions de la Pensée Moderne, malgré le fait que ce n’était pas du tout dans le style de cette maison d’édition qui n’en produisit plus jamais après.
Dessinateur 1er plat : Jef de Wulf

Dédicace : A la mémoire de LANDRU, qui savait enflammer les souris!
L’ANGE NOIR

Prendre l’apéro dans un bar, c’est banal mais le prendre à coups de boutanches sur la calbombe, c’est moins courant. Lorsque l’agresseur est une jolie fille à papa un peu déjantée, l’affaire se corse. Et quand l’agressé n’est autre que l’Ange Noir, fraîchement débarqué à Paris, on peut être sûr que ça va saigner !…

 

 

Pas le meilleur Ange Noir
A Paris, Sophie, une fille à papa un peu cinglée, rêve de cambrioler le coffre-fort de son paternel, un industriel enrichi dans la conserve. Ce forfait devrait lui permettre de financer sa cavale avec Rilley, un gangster américain pas très doué. Dès son arrivée sur le sol français, l’Ange Noir se retrouve assommé d’un magistral coup de bouteille sur la nuque par la fille en question et le voilà embarqué dans une nouvelle aventure rocambolesque avec un encombrant premier cadavre à faire disparaître le plus discrètement possible sans attirer l’attention des flics sur sa trop célèbre personne…
Ce roman policier picaresque n’est pas du niveau des autres volumes de la série « Ange Noir ». L’intrigue est tirée par les cheveux, truffée d’invraisemblances et de rebondissements qui ne tiennent pas la route. Les personnages sont caricaturaux et même carrément inintéressants. Seul l’Ange Noir est égal à lui-même : violent, cynique, égoïste et sans aucune morale. Sa route est toujours parsemée de nombreux cadavres et il séduit toujours autant toutes les beautés féminines qu’il rencontre. L’ennui, c’est que cette fois le charme n’opère pas. Même le style fait de faconde, de truculence et de langue verte semble nettement moins brillant, moins flamboyant qu’à l’accoutumée. Le lecteur a l’impression que l’auteur a fait oeuvre alimentaire, ce qui n’est pas impossible. Pendant sa carrière littéraire, il s’est en effet montré trop prolifique pour pouvoir rester en permanence au top. Bouquin sans intérêt, même pour les inconditionnels de Frédéric Dard.
Critique écrite par CC.RIDER, le 23 novembre 2013

Une critique positive de ce roman est parue sous la plume d’Igor B. Maslowski dans Mystère Magazine n°70 de novembre 1953.

Curiosité: Le propriétaire des Editions de la Pensée Moderne n’était autre que Jacques Grancher, fils du célèbre Marcel-E. Grancher qui avait été l’artisan du démarrage de Frédéric Dard en tant qu’écrivain.
Cette maison d’édition a publié peu après au moins 3 livres de Frédéric Dard sous divers pseudonymes reconnus : Plaisirs de soldats en 1953, Guerriers en jupon en 1954 et Sergent Barbara en 1955.

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