Genre(s): Auteur(s): , Epoque:
Edition: Omnibus Dépot légal: mai 2015 Imprimeur:
La note du collectionneur

Y a-t-il un français dans la boite à gants? backGros livre de 896 pages regroupant 2 romans de San-Antonio sortis en 1979 et 1981:
Y a-t-il un français dans la salle? et sa suite
Les clefs du pouvoir sont dans la boite à gants.
avec une préface de Jean-Pierre Mocky qui a réalisé en 1982 le film Y a-t-il un français dans la salle?
Prix : 26 euros

L’histoire débute ainsi : ancien ministre et chef d’un puissant parti, le RAS, Horace Tumelat est un homme politique sans scrupules, macho, manipulateur, sournois, impitoyable, plutôt vulgaire en privé – qui reste malgré tout attachant. Il fricote volontiers avec sa secrétaire Ginette Alcazar, sous l’œil de son majordome Juan-Carlos.
Ses aspirations élyséennes vont se trouver brusquement compromises : d’abord, il hérite d’un encombrant secret après le suicide de son oncle, le vieil Eusèbe qui s’est pendu. Héritier de sa maison, il s’y rend et croise Paul Pauley le flic qui le surveille de près, ainsi que Georgette Réglisson, la femme de ménage. Celle-ci a une très jolie fille : Noëlle, blonde, dix-sept ans, elle joue de la flûte et plaît beaucoup au Président. Tomber amoureux de la juvénile Noëlle, ça ne peut que compliquer sa vie et ses ambitions. Horace Tumelat a d’autres soucis : dans le mur de la salle de bain de son oncle, il cache depuis plus de vingt ans le secret qui a poussé le vieil Eusèbe au suicide.
Dans “Les clefs du pouvoir sont dans la boîte à gants”, suite directe du premier roman, Horace Tumelat va chercher à se venger d’une journaliste en mettant sur pied une machination diabolique. Autour de lui, gravite une galerie de personnages sulfureux et détestables : une épouse délaissée et frigide, une secrétaire amoureuse et jalouse, un photographe de presse à scandale et maître chanteur, un flic zélé et cinglé… Frédéric Dard avait voulu signer ces deux livres de son pseudo, San-Antonio, même si le commissaire n’y figure pas. Car il utilise dans ce diptyque toute l’invention langagière, et la frénésie des situations abracadabrantes, qui offrent à ses lecteurs un infini plaisir.
878 pages de Frédéric Dard à ce rythme, ça ne se refuse pas.

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