Amis de Frédéric Dard dit San-Antonio,
je vous souhaite une très belle année 2017 en excellente santé, pleine de bonheur et riche de succès.
Et pour commencer, puisque c’est le mois qui convient, laissez-moi vous offrir ce texte de Frédéric Dard écrit en janvier 1941 dans le Mois à Lyon.

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Votre site, qui a démarré il y a 2 ans et demi, compte maintenant 20 000 utilisateurs différents qui ont jusqu’à présent visité 240 000 pages.
1750 fiches sont aujourd’hui, au début janvier 2017, consultables et le nombre d’auteurs cités (pseudonymes de Frédéric, amis et relations, dessinateurs, intervieweurs et journalistes) vient de franchir la barre symbolique de 1000, preuve s’il en était besoin,  que beaucoup de gens gravitaient autour de Frédéric Dard.
Cependant l’aventure n’en est encore qu’à son début puisque Frédéric, le surdoué prolifique,  a abondamment  écrit pour le cinéma, le théâtre et la télévision, et que de nombreux textes d’adaptation, disparus et oubliés, doivent être recherchés.
D’autre part, il a écrit dans une multitude de revues et journaux  et, là aussi, de nombreux textes sont encore à découvrir ou redécouvrir.
Un pas en ce sens vient d’être fait en ce début d’année avec la parution du « Berceau d’une œuvre Dard » qui rassemble les textes écrits par Frédéric Dard au début de sa carrière entre 1938 et début 1950.
Le lecteur aura le plaisir d’y découvrir, non seulement, des textes recensés, mais difficiles à trouver, mais aussi une soixantaine d’articles, de contes et de nouvelles complètement inédits.
Le n°79 de la revue trimestrielle de l’Association des Amis de San-Antonio, Le Monde de San-Antonio, sorti fin décembre 2016, publie une interview des deux auteurs qui lèvent le voile sur les méthodes utilisées pour découvrir ces textes enfouis depuis 70 ans.
Je profite de cette Newsletter pour remercier chaleureusement ceux qui ont déjà commandé ce livre. Les remerciements et les très bonnes critiques reçues jusqu’à présent, que vous pourrez lire à la fin de la fiche du livre,  sont une vraie récompense du travail réalisé par Philippe Aurousseau et moi-même.

L’actualité éditoriale autour de Frédéric Dard étant décidément riche en ce début d’année, Le Monde de San-Antonio n°79 présente aussi une interview de l’auteur du « Dictionnaire amoureux de San-Antonio » qui sortira en librairie le 5 janvier.
Ce gros pavé de 711 pages, écrit par Eric Bouhier, qui n’en est pas à son coup d’essai, se doit de figurer dans les bibliothèques de ceux qui aiment Frédéric Dard dit San-Antonio.

Et, pour terminer, je vous laisse apprécier un poème (sans titre) que Frédéric écrivit aux Mureaux, mais qui pourrait s’intituler « Mon nuage rose ».

Pourquoi les hommes qui manquent de place
Ne vont-ils pas tout là-haut
Chercher dans l’infini de l’espace
L’espace qui leur fait tant défaut.

Quand je vois passer des nuages
Des nuages vides qui ne servent à rien
Je me dis qu’il serait plus sage
D’y installer des humains.

J’ai un copain qui y habite
Et qui vraiment s’y trouve très bien
J’attends toujours qu’il m’invite
Mais les morts deviennent mesquins.

Moi, je retiens un nuage rose
Pour y prolonger mon destin
Et t’y emmènerai ma petite chose
Je t’y emmènerai par la main.

De là-haut, j’en suis bien sûr
On se rend compte si le ciel est bleu
Mais pour y lire mon futur
Je n’aurai qu’à chercher tes yeux.

Car c’est toi mon nuage rose,
Mon nuage miraculeux
Tu fais vivre toute chose
Et je me fous du grand ciel bleu

Je vous souhaite bien du plaisir à la lecture des deux ouvrages qui viennent de sortir et vous dis à bientôt.

Lionel Guerdoux

 

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