Quand la soif s’apaise . . .

Genre(s) :

Epoque(s) :

Edition : Rabelais

Dépot légal : 1962

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256 pages de format 11,8 x 18 cm.

Ce nouveau livre de souvenirs  de Marcel-E. Grancher a paru en 1962 aux Editions Rabelais. Le titre fait bien sûr écho au caractère de « bon vivant » indissociable de la vie et des oeuvres de Marcel E. Grancher : son amour pour la gastronomie, l’amitié et la vie dans tout ce qu’elle peut offrir en termes de plaisirs. Le sous-titre « Souvenirs gastronomiques » est explicite. Cependant, malgré toute la gaieté qu’il conserve en lui, l’auteur songe également, lorsqu’il choisit ce titre, à la vieillesse et à la mort. Dans un texte présenté sur la couverture arrière, l’auteur écrit, avec un ton empreint de mélancolie : « Mais enfin, il fallait bien que je trouve un titre à ce recueil de souvenirs (gais : faut-il le préciser ?). Autant celui-ci qu’un autre… Il marque simplement que, pour moi, comme pour les autres, le temps passe et l’âge vient – hélas !… ». 

La jaquette a été illustrée par Roger Sam (1929-1977). En page de garde, il est annoncé par erreur une couverture de Laure Malclès et un frontispice de Marius Gardon. En réalité, ces deux illustrations sont présentes dans les exemplaires du tirage de luxe et non dans l’édition courante. L’édition de luxe, parue la même année et aux dépens de l’auteur, comprend 480 exemplaires imprimés sur alfa (format 14 x 19).   

De nombreuses illustrations intérieures viennent enrichir le texte. Elles sont signées, outre Roger Sam, d’artistes amis de Marcel E. Grancher : Teyvar, Julhès, Reinoso, Charles Martel, Abel Faivre, Julien Pavil, Bernard Aldebert, Marius Dejean…

 

 

 

Frédéric Dard apparaît à trois reprises dans ce recueil de souvenirs : l’anecdote du chapeau envolé du confrère journaliste Lucien Farnoux-Reynaud (page 127), l’escapade à Lons-le-Saunier (par ailleurs ville natale de Grancher) en l’honneur du peintre Del Bosco (pages 129-131) et une énième version de l’épisode du Fascicule Bleu (pages 135-136).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans Le Cirque Grancher, paru à Lyon en 1947 aux Editions de Savoie, Frédéric Dard, dans le chapitre « Mes amis peintres », brosse le portrait de nombreux artistes que l’on retrouve dans le recueil de souvenirs de Grancher : Ernest-André dit Del Bosco (1900-1953), Julien Pavil (1897-1952), Jean-Albert Carlotti (1909-2002), Bernard Aldebert (1909-1974) et Marius Blaise Dejean (1899-1973). Ce dernier était peintre et illustrateur et ses œuvres ont une petite cote sur Lyon de nos jours. Son fils René Dejean, également né à Lyon en 1926 et mort en 1999, a vécu au 4 rue de Belfort, tout près de l’actuel square Frédéric Dard. Il était également illustrateur et conteur de rues, spécialiste des “traboules ». Toujours dans cet ouvrage, Frédéric Dard résume en une phrase l’esprit des livres de Marcel E. Grancher : « Grancher a introduit tout vifs dans ses livres ces gais lurons, dignes descendants de Rabelais et de Villon qui célébraient la ripaille, le vin frais, la viande grasse et le bon rire gaulois  » (page 108). Cet extrait a été abondamment repris au cours des années 1960 et 1970 sur les jaquettes des ouvrages de Grancher, parmi d’autres critiques élogieuses (Joseph Kessel, Kléber Haedens, Curnonsky, Edmond Locard…). 

Un énorme merci à Julian Jaunay pour m’avoir envoyé les scans de ce livre et pour avoir rédigé le texte que vous venez de lire. Merci aussi à Jean-Bernard Frappé pour ses informations sur la famille Dejean.

 

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