Tartempion

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Edition : Vinay - Champs Fleuris

Dépot légal : 1er trimestre 1953

Imprimeur : Imprimerie E.Vinay, Lyon

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Roman gaiTartempion page de titre
D’après la pièce de théâtre écrite par Marcel-E. Grancher et Frédéric Dard

Il a été tiré de cet ouvrage 250 exemplaires hors commerce sur alfa, numérotés de 1 à 250 et réservés aux auteurs et à l’éditeur.
La couverture de la jaquette est du peintre Georges Hendery.
Publicité au dos de la jaquette pour l’apéritif Bonal (publicité qu’on retrouvera d’ailleurs au dos du programme de la pièce)

Dédicaces :
A mon fils bien-aimé, a mon frere A mon frère Jacques
en qui j’ai mis toute a onmm frere à qui je dédie
ma complaisance ! a mnmm frere mon cœur, ma prose
Ne l’écoutez pas trop ! a m frere …et celle de son père!
esai M.E.G. a monnonnmon frere à mo frF.D.

Ces dédicaces croisées sont intéressantes :
Ces dédicaces croisées sont intéressantes :
Lorsque Marcel-E. Grancher parle de son fils, il s’agit, bien sur, de Frédéric Dard, son fils spirituel.
Lorsque Frédéric Dard parle de son frère, il s’agit du fils de Marcel-E. Grancher, Jacques.

La pièce du même titre, dont ce roman est tiré, fut créée en février 1952 au Théâtre Fontaine, à Paris.

La petite ville de Saint-Gédéon ne déplore aucun mort au cours des 2 dernières guerres.
Par cette fatalité, Saint-Gédéon n’a pas de monument aux morts, au contraire de l’ensemble des communes voisines. Le maire, Félix Legras, en ressent toute la honte. Il faut donc à tout prix que Saint-Gédéon en découvre au moins un. C’est bientôt chose faite avec Tartempion, un administré disparu depuis 1940.
Mais, comme il fallait s’y attendre, le héros réapparait…

Tartempion jaquette partie 1Tartempion jaquette partie 2

 

 

 

 

 

 

 

Voici un extrait du livre avec le discours du cafetier Legras (pages 10 et 11 du roman, 1953, éditions Vinay) :

 

 

 

 

 

 

On peut y voir un parallèle avec le discours prononcé par le ministre dans le San-Antonio Le gala des emplumés (Fleuve Noir, 1963, page 13) pour rendre hommage aux trente ans de bons et loyaux services d’Achille, le Vieux :

 » Pendant trente ans, avec un dévouement exemplaire, vous vous consacrâtes au bien public. Vous fîtes de votre vite, je veux dire de votre vie, plus qu’un emblème : un drapeau ! Vous vous donnâtes et vous vous sacrifiâtes sans compter, faisant bon marché de vos jours et de vos nuits, de vos loisirs et de vos soucis personnels. Vous renouâtes avec les vieilles traditions françaises qui furent jadis la panade, je veux dire l’apache, excusez-moi : l’apanage de notre race ».

Un grand merci à Julian Jaunay pour avoir attiré mon attention sur un point commun entre ce roman de Grancher et le San-Antonio Le gala des emplumés écrit par Frédéric Dard 10 ans plus tard.

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