Un Cinzano pour l’Ange Noir

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Edition : La Pensée Moderne

Dépot légal : non indiqué, mais probablement 1953

Imprimeur : Imprimerie Normande du Progrès, Dives-sur-Mer

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Un cinzano pour l'Ange Noir backC’est le n° 4 et dernier volume publié des Confessions de l’Ange Noir.
les 4 volumes ont été tous publiés aux éditions de la Pensée Moderne, malgré le fait que ce n’était pas du tout dans le style de cette maison d’édition qui n’en produisit plus jamais après.
Dessinateur 1er plat : Jef de Wulf

Dédicace : A la mémoire de LANDRU, qui savait enflammer les souris!
L’ANGE NOIR

Prendre l’apéro dans un bar, c’est banal mais le prendre à coups de boutanches sur la calbombe, c’est moins courant. Lorsque l’agresseur est une jolie fille à papa un peu déjantée, l’affaire se corse. Et quand l’agressé n’est autre que l’Ange Noir, fraîchement débarqué à Paris, on peut être sûr que ça va saigner !…

 

 

Pas le meilleur Ange Noir
A Paris, Sophie, une fille à papa un peu cinglée, rêve de cambrioler le coffre-fort de son paternel, un industriel enrichi dans la conserve. Ce forfait devrait lui permettre de financer sa cavale avec Rilley, un gangster américain pas très doué. Dès son arrivée sur le sol français, l’Ange Noir se retrouve assommé d’un magistral coup de bouteille sur la nuque par la fille en question et le voilà embarqué dans une nouvelle aventure rocambolesque avec un encombrant premier cadavre à faire disparaître le plus discrètement possible sans attirer l’attention des flics sur sa trop célèbre personne…
Ce roman policier picaresque n’est pas du niveau des autres volumes de la série « Ange Noir ». L’intrigue est tirée par les cheveux, truffée d’invraisemblances et de rebondissements qui ne tiennent pas la route. Les personnages sont caricaturaux et même carrément inintéressants. Seul l’Ange Noir est égal à lui-même : violent, cynique, égoïste et sans aucune morale. Sa route est toujours parsemée de nombreux cadavres et il séduit toujours autant toutes les beautés féminines qu’il rencontre. L’ennui, c’est que cette fois le charme n’opère pas. Même le style fait de faconde, de truculence et de langue verte semble nettement moins brillant, moins flamboyant qu’à l’accoutumée. Le lecteur a l’impression que l’auteur a fait oeuvre alimentaire, ce qui n’est pas impossible. Pendant sa carrière littéraire, il s’est en effet montré trop prolifique pour pouvoir rester en permanence au top. Bouquin sans intérêt, même pour les inconditionnels de Frédéric Dard.
Critique écrite par CC.RIDER, le 23 novembre 2013

Une critique positive de ce roman est parue sous la plume d’Igor B. Maslowski dans Mystère Magazine n°70 de novembre 1953.

En août 2020, Yvon Bouëtté a publié une chronique de cet épisode dont le texte est repris ci-dessous :
Note : 4 /5 .
C’est l’heure de l’apéro !
L’Ange Noir débarque à Paris. Il dégote un bistrot sympathique, une belle femme s’assoit près de lui, bref « Elle paraît belle la vie parisienne » ! Mais notre héros va vite se rendre compte que le Cinzano fait mal à la tête, et cela même avant d’en avoir bu une goutte ! En effet, car ce n’est pas vraiment fait pour cela, un coup de bouteille de cet apéritif derrière la tête est pire qu’une gueule de bois carabinée !
Quant il revient à lui, la belle s’est fait la malle… cela commence bien ! Il regagne son hôtel le « Welcome ». Sa clef n’est pas à l’endroit habituel, et sa chambre n’est pas vide ! Et devinez qui est dans les lieux… l’assommeuse à la bouteille de Cinzano. Je suis sûr que vous ne l’auriez (rose) pas deviné.
Cette jeune et jolie personne se nomme (pardon, se prénomme) Sophie, elle est amoureuse (enfin pour le moment) d’un dénommé Rilley, un américain réfugié « Casier Judiciaire » en France. Ils ont tenté de voler le coffre du père de Sophie, le richissime Monsieur (avec une majuscule, cela fait encore plus riche) Masset. Plusieurs grains de sable ont fait foirer l’affaire, un serviteur au mauvais endroit au mauvais moment, ce qui lui a coûté la vie. Et comble de malchance le coffre était vide !
Le but de la damoiselle était de voler un objet à l’Ange Noir et le déposer sur les lieux du crime.
L’Ange Noir rencontre Rilley, prend l’affaire en main ( il avait déjà pris Sophie en main, mais cela vous vous en doutiez!).
Le pauvre Rilley n’a pas de chance, la police l’arrête pendant qu’il déménageait le mort.
L’Ange Noir va se mettre au vert à Versailles avec sa nouvelle conquête. Il envisage de demander une rançon au père de celle-ci, mais là… c’est l’Ange Noir qui fait chou blanc. Au téléphone, Monsieur Masset, se marre et annonce tout de go qu’il n’a pas de fille. Ce qui jette un froid et coupe court à la conversation.
Qui est donc cette mystérieuse Sophie qui a joué la fille de l’air de l’hôtel Versaillais ?
Rassurez-vous, on va le savoir… mais à la fin du livre. Patience.
Je ne vais plus vous présenter l’Ange noir, vous allez dire que je me répète (et c’est vrai), alors parlons de Sophie. Que dire si ce n’est qu’elle est le stéréotype de femmes rencontrées par le personnage principal au cours de ses aventures !
Il y des femmes, des jeunes et des moins jeunes et quelques cadavres pour faire bon poids.
Une histoire qui tient la route et beaucoup d’humour… San-Antonio pointe son nez !
Extraits :
– Et son sourire, croyez-moi ou ne me croyez pas, vous ne trouverez le même dans aucun journal de mode.
– J’aime les filles qui ont des taches de rousseur, ça leur donne un petit côté vrai jeune fille qui émeut toujours les bonhommes.
– En amour j’en connais tellement long qu’à côté de moi, le Marquis de Sade passerait pour un séminariste innocent.
– Il ressemble à un acteur, on ne sait pas au juste lequel, mais il lui ressemble bougrement.
– Dans le fond, il n’est pas plus con qu’un baba au rhum, ce bon Rilley !
– Elle s’approche, triste comme la môme qui avait perdu son slip en dansant un boogie-woogie.
– C’est fou ce que j’ai envie de me téléphoner des trucs raides dans la cornemuse.
– Mon oreille est tendue comme la peau des fesses du roi Farouk lorsqu’il lace ses chaussures.
– Pouvez-vous en douter ? je demande avec ma voix calibre Tyrone Power amélioré Gary Cooper…
– C’est gros, gras, suifeux, suant, luisant… Ça a des yeux de porc, des cheveux raides comme de la paille d’emballage et, sous un bout de nez en pied de marmite, une moustache de conscrits de 1813 !
A retrouver avec d’autres chroniques sur : http://eireann561.canalblog.com/

Curiosité: Le propriétaire des Editions de la Pensée Moderne n’était autre que Jacques Grancher, fils du célèbre Marcel-E. Grancher qui avait été l’artisan du démarrage de Frédéric Dard en tant qu’écrivain.
Cette maison d’édition a publié peu après au moins 3 livres de Frédéric Dard sous divers pseudonymes reconnus : Plaisirs de soldats en 1953, Guerriers en jupon en 1954 et Sergent Barbara en 1955.

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